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Service Hydrographique du Canada Région du Centre et de l'Arctique |
| Types de fluctuation du niveau des lacs Les fluctuations de niveau d'eau dans les zones non soumises aux marées tiennent à différents facteurs naturels et peuvent également dépendre des activités humaines. Ces facteurs s'exercent à une échelle temporelle qui se mesure parfois en heures et parfois en années. Le niveau des Grands Lacs dépend de leur capacité de stockage, du débit sortant, des procédures d'exploitation des ouvrages régulateurs et des apports de chacun des lacs. Les principaux facteurs naturels qui influent sur le niveau des lacs comprennent les précipitations directes, le ruissellement du bassin hydrographique, l'évaporation à la surface des lacs, les apports d'eau des lacs d'amont et le débit des émissaires qui alimentent les lacs d'aval. Les facteurs d'origine humaine englobent les dérivations qui apportent de l'eau au bassin ou en retirent, la consommation d'eau, le dragage des émissaires et la régulation du débit sortant. Les Grands Lacs connaissent trois types de fluctuations de leur niveau d'eau, les fluctuations :
Á long terme (pluriannuelles) Les fluctuations à long terme du niveau d'eau sont engendrées par un déficit ou un surplus persistant des apports d'eau. Ces phénomènes peuvent faire baisser l'eau à des niveaux extrêmement faibles, comme ceux qui ont été enregistrés dans certains lacs en 1926, au milieu des années 30 et au milieu des années 60, ou la porter à des niveaux très élevés, comme en 1952, 1973 et 1985-1986. Les données accumulées sur le bassin des Grands Lacs couvrent plus d'un siècle, mais ne mettent néanmoins en évidence aucun cycle régulier et prévisible. Les intervalles entre les périodes où les niveaux sont hauts et celles où ils sont bas ainsi que la durée de ces périodes peuvent varier fortement et irrégulièrement au fil d'un certain nombre d'années et ne toucher que certains des lacs. L'amplitude maximale des niveaux d'eau enregistrée dans un mois, c'est-à-dire la différence entre le niveau le plus faible et le niveau le plus haut, est comprise entre 1,2 mètre pour le lac Supérieur et plus de 1,8 mètre pour les autres lacs. Les amplitudes de changement de niveau dans les lacs Michigan, Huron, Érié et Ontario sont le reflet non seulement de la fluctuation des apports de leur propre bassin, mais aussi des variations du débit qui alimente les lacs d'amont. Représentation graphique du niveau d'eau annuel moyen pour chacun des Grands Lacs entre 1918 et 2006.
Saisonnières (à l'intérieur d'une année) Les fluctuations saisonnières du
niveau des Grands Lacs tiennent à leur cycle
hydrologique annuel. Celui-ci se caractérise par des
apports nets plus importants dans le bassin au printemps
et au début de l'été et des apports nets plus faibles
le reste de l'année. L'eau atteint habituellement son
niveau le plus haut en juin dans les lacs Ontario et
Érié, en juillet dans les lacs Michigan et Huron et en
août dans le lac Supérieur. L'eau trouve normalement
son niveau minimum en décembre dans le lac Ontario, en
février dans les lacs Érié, Michigan et Huron et en
mars dans le lac Supérieur. Les moyennes mensuelles de
niveau d'eau donnent à penser que l'amplitude des
fluctuations saisonnières est relativement faible,
puisque sa moyenne est d'environ 0,4 mètre pour les lacs
Supérieur, Michigan et Huron, d'environ 0,5 mètre pour
le lac Érié et de quelque 0,6 mètre pour le lac
Ontario. Toutefois, au cours d'une saison donnée, elle
peut fluctuer entre -0,2 mètre et plus de 0,6 mètre
pour les lacs d'amont, entre -0,3 mètre et plus de 0,8
mètre pour le lac Érié et entre 0,22 mètre et 1,10
mètre pour le lac Ontario.
Á court terme (de moins d'une heure plusieurs jours) Les fluctuations à court terme du
niveau d'eau, celles qui durent de moins d'une heure à
plusieurs jours, sont produites par des phénomènes
météorologiques. Le vent et les différences de
pression barométrique à la surface d'un lac peuvent en
effet créer des écarts de niveau d'eau temporaires en
différents endroits. Les ondes de tempête sont
particulièrement fortes aux extrémités d'un bassin
allongé, surtout lorsque l'axe longitudinal du bassin
est dans le sens du vent. Dans les lacs profonds, comme
le lac Ontario, l'élévation rapide du niveau d'eau
dépasse rarement 0,5 mètre, mais dans le lac Érié,
qui est peu profond, des différences de niveau d'eau de
plus de 5 mètres ont été observées entre un bout du
lac et l'autre. Même si l'amplitude des fluctuations
peut être forte, le volume d'eau que contient le lac ne
change que très peu. Une seiche est une oscillation de
la masse d'eau d'un bassin fermé ou semi-fermé; elle
est fréquemment observée dans les ports, les baies, les
lacs et pratiquement n'importe quel bassin distinct de
taille restreinte.
Les vagues générées par le vent Les vagues engendrées par le vent
viennent superposer leur effet aux fluctuations du niveau
de l'eau des trois catégories. Les ondes de surface
peuvent constituer un danger pour la navigation et elles
constituent la cause principale de l'érosion des rives.
Elles commencent petites mais, à mesure qu'elles
descendent plus ou moins dans le lit du vent, elles
prennent de la hauteur, s'allongent et accélèrent.
Même si les Grands Lacs sont vastes, l'aire de
génération de la houle (fetch) qu'ils offrent aux vents
fait que les ondes y sont peu développées (sauf par
vent faible) et ont tendance à être plus abruptes. Les
recherches effectuées ont permis de déterminer que les
ondes présentent les caractéristiques suivantes dans
les Grands Lacs : |
| mise á jour: 07/26/2007 |
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